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                                          Blessures physiques et blessures émotionnelles

Que faire face à une blessure physique ?

Tout d’abord, il faut nettoyer la plaie : plus elle est sale, souillée et plus il est important de bien évacuer les impuretés, faire sortir les corps étrangers éventuels, désinfecter afin de ne pas enfermer de germes qui tôt ou tard se manifesteraient en faisant suppurer la plaie, retardant sa cicatrisation.

Puis, lorsque la plaie est propre, mettre du baume cicatrisant et un pansement si besoin.

Pour favoriser une bonne cicatrisation, il est intéressant de répéter l’application du baume. Et il faut parfois y  revenir à plusieurs reprises pour épurer complètement cette problématique blessure, car il arrive que les impuretés soient profondément enfoncées et remontent progressivement à la surface, ceci nécessitant un nouveau nettoyage et donnant l’impression de recommencer les mêmes gestes, de tourner en rond, ne pas avancer.

 

Une blessure psychique nécessite les mêmes soins qu’une blessure physique

Par analogie, il s’agit de nettoyer toute la négativité ressentie, toutes les émotions en lien avec cette blessure qui maintiennent la « plaie » ouverte et empêchent sa cicatrisation en profondeur, faisant obstacle au bien-être et à la paix intérieure.

Il convient ensuite d’appliquer le baume réparateur, celui du pardon, ce cadeau que l’on donne à  soi-même d’abord et à l’autre, quel qu’il soit, ensuite. Puis, mettre de l’Amour sur tout cela (de la Bienveillance, de l’Indulgence = Faire la Paix avec soi)  pour cicatriser complètement et guérir définitivement.

Là aussi, il est parfois nécessaire d'y revenir à plusieurs reprises, avec l’impression de recommencer le même travail, de ne pas en voir le bout, de replonger sans cesse vers les mêmes abîmes, de revivre les mêmes souffrances, voire de les raviver.

En fait, aussi longtemps que la plaie –qu’elle soit physique ou psychique- n’est pas épurée et proprement refermée elle risque de se rappeler, à nouveau, à notre « bon » souvenir parce qu’il y reste des germes-émotions négatives susceptibles de l’infecter, encore et encore. Au niveau psychique, la plaie se réouvre chaque fois qu’une allusion la titille, chaque fois qu’une situation présente la ranime, la réveille et la ravive. Et plus le temps passe, plus les situations similaires se produisent et plus la blessure est susceptible de se réveiller de façon intempestive, imprévisible, tel un volcan momentanément endormi…Comme un interrupteur pré-enclenché, non désamorcé, le plus léger effleurage suffisant à générer une réaction, disproportionnée avec le stimulus qui l’a produit. Parce qu’en fait, la blessure est déjà là, depuis longtemps, ancienne mais toujours vivante et toute situation pouvant résonner avec elle, de par la similitude d’émotion qu’elle génère, la renforce, l’amplifie.

 

La guérison-cicatrisation

En nettoyant les « couches » successives qui remontent à la surface (les souvenirs douloureux associés à une même famille d’émotion) il est possible de guérir la mémoire de l’expérience à l’origine de ce  vase émotionnel, rempli au fur et à mesure des évènements perturbateurs.

Les maux physiques se manifestent quand le problème devient trop difficile à gérer, quand le système réparateur (système immunitaire et curatif) est débordé. De même que le vase se remplit peu à peu, le corps enregistre parfois jusqu’à saturation : c’est alors que les douleurs et les perturbations apparaissent…

Il est donc nécessaire de guérir ces empreintes, ces schémas de fonctionnement, ces blessures.